Évariste Galois (Alexandre Astruc, 1965)

Les dernières heures du génial mathématicien mort en duel à l’âge de 21 ans

C’est un court-métrage de 25 minutes.

Rarement les maths ont été intégrées à un film avec un tel respect de la discipline. Une poignée de dialogues ne seront intelligibles qu’aux anciens élèves de maths-spé ayant bonne mémoire. Mais cela n’empêchera pas le vulgum pecus de comprendre dans quelle mesure les théories de Galois ont été méprisées par l’académie de son temps. Astruc oppose le génie fulgurant de Galois à l’esprit étriqué des polytechniciens. Cette opposition est présentée sans manichéisme outrancier, l’opposant à Galois ne faisant jamais qu’exiger une démonstration compréhensible de ses théories, soit le minimum syndical en mathématiques. Galois est présenté comme la figure romantique qu’il était: fier, intransigeant et révolutionnaire. Il passa la nuit à expliquer sur papier ses idées et son duel au petit matin lui fut fatal.

Agrémentée par une superbe musique d’Antoine Duhamel, la mise en scène est d’une majestueuse austérité. Esthétiquement, cela annonce Chronique d’Anna Magdalena Bach de Straub et Huillet. Un très beau film en définitive.

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